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31/01/2010

Le Danemark va tester les scanners corporels à l'aéroport de Copenhague...

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Les scanners corporels dans les aéroports intéressent de plus en plus de pays européens. Après la Grande-Bretagne et les Pays-Bas, le Danemark a donné, vendredi 29 janvier, son feu vert pour tester, d'ici à six mois, cette technologie à l'aéroport international de Copenhague.

 

Des scanners corporels sont actuellement testés à Londres-Heathrow et Amsterdam-Schiphol. Leur utilisation fait suite à la tentative d'attentat du 25 décembre sur un vol de la Northwest Airlines entre Amsterdam et Detroit, aux Etats-Unis. Un Nigérian avait caché le long de sa cuisse de la poudre explosive en vue de faire sauter l'appareil, sans que la substance ait été détectée au moment de l'embarquement.

 

La présidence espagnole de l'Union européenne a souhaité, jeudi 7 janvier, une position commune sur l'usage de ces scanners, alors que les pays européens agissent en ordre dispersé sur la question depuis cet attentat manqué.

 

Source : Le Monde.fr

22/01/2010

Voulus par les Etats-Unis, les scanners corporels divisent les Européens...

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Officiellement, ils n'en ont pas parlé. Les scanners corporels, que les Etats-Unis aimeraient voir installés le plus rapidement possible dans les aéroports européens, étaient pourtant dans tous les esprits, jeudi 21 janvier à Tolède, où les ministres de l'intérieur des Vingt-Sept ont participé à un conseil informel consacré en grande partie à la sécurité aérienne.

 

La mise en place de tels équipements, jugés indispensables par Washington depuis la tentative d'attentat sur un vol Amsterdam-Detroit fin décembre 2009, ne fait pas l'unanimité au sein de l'Union européenne (UE). C'est pourquoi les Espagnols, qui exercent la présidence de l'Union, se sont efforcés d'en faire "un sujet parmi les autres" dans le débat sur "une stratégie commune" contre le terrorisme.

 

Pour Alfredo Perez Rubalcaba, le ministre espagnol de l'intérieur, il était d'autant plus délicat d'afficher ces divergences que la secrétaire américaine à la sécurité intérieure, Janet Napolitano, avait été invitée à participer aux travaux. Européens et Américains ont bien signé une déclaration commune dans laquelle ils ont listé les principes d'une coopération renforcée pour la sécurité du transport aérien. Mais "les volets concrets seront traités par la suite", a averti M. Rubalcaba, promettant les résultats des travaux pour la prochaine réunion UE-Etats-Unis, en avril.

 

Concernant les scanners corporels, "il s'agira de démontrer qu'ils sont efficaces, qu'ils n'ont pas d'impact sur la santé et qu'ils respectent l'intimité des personnes", a résumé Alfredo Perez Rubalcaba. La "position européenne commune" souhaitée par Madrid n'est donc pas pour demain. "Nous allons accélérer les travaux sur l'usage des nouvelles technologies, dont les body scanners, mais sans en faire une obsession", a confirmé Jacques Barrot, le commissaire sortant à la justice et à la sécurité. Celle qui doit lui succéder dans la nouvelle Commission, Viviane Reding, a récemment fait état de ses réticences, qui rejoignent celles du Parlement européen et des pays scandinaves.

 

Des tests en France

"Nous ne souhaitons pas spécialement une approche coordonnée des Européens sur les body scanners", a précisé Mme Napolitano, préférant insister sur l'urgence de leur mise en place : "Ils sont utiles contre Al-Qaida, c'est la raison pour laquelle les Etats-Unis vont de l'avant. Nous en avons déjà une cinquantaine et quatre cent cinquante autres seront installés dans l'année." Tel est le discours qu'elle a développé au cours de divers entretiens bilatéraux, en marge de la réunion commune, avec les principaux ministres européens présents à Tolède.

 

Faute d'avoir dans l'immédiat un consensus européen, elle sait pouvoir compter sur les Néerlandais et les Britanniques, qui ont déjà entrepris d'équiper certains aéroports à titre expérimental. Le ministre italien, Roberto Maroni, a annoncé l'achat de quinze scanners pour les expérimenter à Rome-Fiumicino, Milan-Malpensa et Venise. Des tests vont être réalisés, à partir de la semaine prochaine, dans les deux aéroports parisiens.

Jean-Jacques Bozonnet
Source : Le Monde

12/01/2010

Comment France-Soir a déjoué la sécurité de Roissy...

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Alors que le personnel de l’aéroport de Roissy est unanime quant au contrôle des passagers et de leurs bagages, France-Soir a testé les procédures en faisant passer en cabine une série d’objets susceptibles d’être confisqués. Le résultat est alarmant.

8 heures. Départ pour l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, sac en bandoulière et guitare sur l’épaule. A l’intérieur du sac, une trousse de toilette. Rasoir, flacon de gel douche de 250 ml et déodorant de 150 ml sont rassemblés pour susciter la méfiance des agents de sécurité. Dans la sacoche de la guitare, pince coupante et allumettes côtoient cordes et partitions. Un briquet dans la veste complète la panoplie du mauvais passager. Le vol Air France, à destination de Lyon, est prévu à 9 h 35.

 

8 h 30. Mauvaise surprise en arrivant au terminal 2F. L’aéroport de Lyon-Saint-Exupéry est fermé jusqu’à 11 heures à cause de la neige. Le vol AF7652 est donc retardé à 11 h 45. N’ayant pas de bagage à mettre en soute, je m’enregistre à une borne et me dirige directement vers la zone d’embarquement, pour tenter de passer le point de contrôle.

 

8 h 45. Une quinzaine de personnes attendent déjà. Un grand panneau présente quelques objets interdits en cabine et rappelle que les liquides contenus dans des récipients de plus de 100 ml ne sont pas autorisés. Pour s’assurer que les passagers ont bien compris le message, un agent installé derrière une table demande à chacun d’entre eux s’il a des liquides sur lui. Prudent, je lui explique en avoir dans ma trousse de toilette. « Ils vont vous les enlever au contrôle », répond-il avec un geste de lassitude.

 

8 h 55. Quelques mètres plus loin, je déclare à un deuxième agent avoir des produits susceptibles d’être interdits. « Posez tout sur le tapis, me coupe-t-il avec empressement. Il y a du monde et on n’a qu’un seul poste de contrôle ouvert. » J’installe donc dans des bacs séparés la trousse de toilette, le sac, la veste, puis pose ensuite la guitare sur le tapis roulant. Une fois passé le détecteur de métaux, je récupère mes affaires, examinées aux rayons X. Aucune question, aucun contrôle supplémentaire. J’accède à l’embarquement sans être inquiété par le service de sécurité.



11 h 15.
Après présentation de la carte d’identité et de la carte d’embarquement, un bus emmène les passagers jusqu’à l’Airbus A319 en partance pour Lyon. Je prends place en cabine, en gardant libre accès à l’ensemble des objets présents dans mon sac, et dans la sacoche de la guitare.

 

13 h 40. L’appareil se pose à l’aéroport de Lyon-Saint-Exupéry avec près de trois heures de retard. A peine débarqué, direction la porte 21 pour monter dans le vol retour. Initialement prévu à 13 h 45, il connaît un retard d’une heure. La neige est une fois encore passée par là. Alors que l’heure limite d’enregistrement était largement dépassée, je me présente donc à nouveau au contrôle de sécurité.

 

14 heures. La procédure est la même qu’à l’aller, à cela près que je laisse ma trousse de toilette à l’intérieur du sac. Mais cette fois, certains produits attirent l’attention des agents de sécurité. « Je peux procéder à une fouille ? », demande, pour la forme, une employée de l’aéroport. Déodorant et gel douche sont sortis du sac. « Vous ne pouvez pas monter avec ça. » Interrogée sur le fait que ces objets sont passés à l’aéroport de Roissy, celle-ci se braque. « C’est qu’ils ont mal fait leur travail », résume-t-elle. Un autre agent s’approche dans mon dos. « Qu’est-ce que vous avez comme guitare ? », demande-t-il pour me tester. Une fois la marque de l’instrument donnée sans hésitation, ce dernier n’insiste pas, et repart, me laissant prendre le vol AF7643 vers Roissy. A croire qu’un savon est plus dangereux qu’une pince coupante dans un avion.

 

Source : FRANCE SOIR

06/01/2010

Les scanners corporels s'immiscent dans les aéroports d'Europe et du monde

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Alors que l'on vient d'apprendre que des scanners corporels seront installés à Heathrow sous trois semaines, cette technologie gagne du terrain aux Pays-Bas, aux Etats-Unis et au Canada.

 

Le secrétaire d'Etat anglais à l'intérieur, Alan Johnson,  a déclaré au parlement britannique que des scanners corporels seront installés à l'aéroport d'Heathrow d'ici trois semaines selon des informations en provenance de la BBC et de Reuters.

 

Alan Johnson a aussi ajouté que les aéroports britanniques devront «être équipés de détecteurs d'explosifs» d'ici la fin l'année et que la British Airport Authority avait commencé à former son personnel à l'analyse comportementale.

 

Aux Pays-Bas, une quinzaine de scanners corporels seront installés à l'aéroport de Schipol pour les vols à destination des Etats-Unis.

 

En Allemagne, Thomas Maizière, le ministre de l'intérieur est favorable à l'utilisation de cette technique ainsi que le président de l'ENAC italien, Vito Riggio.

 

Au Canada, 44 scanners corporels ont été achetés d'après une déclaration du ministre des transports cette semaine.

 

Ils seront installés dans les aéroports du pays pour les vols à destination des Etats-Unis.

 

Le Ghana a également acquis un scanner corporel qui sera installé à l'aéroport de Kotoka.

 

Aux Etats-Unis, le nombre de scanner corporels devrait tripler d'ici 2010 pour atteindre 150 appareils contre 40 aujourd'hui installés dans 19 aéroports.

 

Ee France, d'après le quotidien Le Monde, Brice Hortefeux considère que les scanners corporels sont «une piste» parmi d'autres et qu'il «n'est pas hostile à leur expérimentation.»

 

Source : Quotidien du tourisme