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18/02/2013

Les Agents de Bord Canjet inquiets...

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Les agents de bord de CanJet ont manifesté une grande incertitude quant à l’avenir de la compagnie et de leurs emplois. Air Transat a annoncé en janvier dernier vouloir se doter d’avions plus petits, confiés en sous-traitance à Canjet. Le contrat avec Canjet se termine en avril 2014.

« Cela met en péril l’activité principale de CanJet, qui est d’assurer en sous-traitance les liaisons d’Air Transat nécessitant de plus petits appareils », ont indiqué les agents de bord, par voie de communiqué. Les quelque 450 agents de bord de Canjet travaillent exclusivement sur les Boeing 737. « La direction de CanJet se dit optimiste. Elle a avisé ses employés le 15 janvier dernier qu’elle demeure sous contrat avec Air Transat jusqu’en mai 2014. Selon elle, des négociations sont en cours entre les deux compagnies, et une annonce pourrait être faite entre le début et le milieu du mois de février. Tout cela est bien beau, mais les agents de bord se sentent quand même en sursis », a expliqué Chantal Bourgeois, conseillère responsable du dossier au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP).

La convention collective actuelle de ces agents arrivera à échéance le 30 juin 2014. Par régions, 195 d’entre eux sont basés à Montréal, 172 à Toronto et 41 à Vancouver. Et 42 autres sont basés à Québec pour la saison hivernale seulement.

Ramener les B737 à l’interne

En janvier, la direction d’Air Transat amorçait une série de rencontres avec ses employés, le transporteur cherchant à réduire ses dépenses de 20 millions. La filiale aérienne du voyagiste souhaite ramener à l’interne l’exploitation des avions monocouloir Boeing 737 actuellement confiés à l’entreprise néoécossaise Canjet. Mais pour que ce changement soit réalisable financièrement, Air Transat soutient devoir réduire ses coûts de plusieurs millions de dollars par année. Au total, en incluant d’autres initiatives, l’objectif est d’obtenir des compressions de 20 millions par année. Pour y parvenir, Air Transat demande des concessions à ses employés. Ceux-ci ont déjà accepté, l’an dernier, un gel de leurs salaires pendant deux ans.

Carol Lavoie, président du syndicat des pilotes, avait alors indiqué que les demandes de l’employeur n’étaient « pas exagérées ». Pour leur part, les agents de bord accueillaient avec prudence le plan de développement d’une flotte d’avions à fuselage étroit constituée de B737 visant à mieux contrôler ses coûts et à assurer la stabilité des emplois. « Nous avons tous intérêt à ce qu’Air Transat retourne à la rentabilité et maintienne ses emplois. Nous avons fait la preuve de notre bonne volonté cet été en acceptant un report de trois ans de nos augmentations salariales liées au coût de la vie », a rappelé Peter Buzzell, président de la Composante d’Air Transat du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP). « Le projet, quoiqu’intéressant, impliquera des mesures de réduction des coûts. Bien qu’aucune proposition formelle ne soit encore sur la table, nous allons en discuter avec l’ensemble des syndicats d’Air Transat, et ensuite consulter nos membres. »


Si Air Transat décidait de rapatrier l’exploitation des 737, entre 6 et 14 appareils s’ajouteraient à sa flotte, qui comprend actuellement 23 Airbus A310 et A330.


Source : Le Devoir

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