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11/10/2012

easyJet confirme sa puissance sur l'Aéroport de Toulouse Blagnac...

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Venue concurrencer directement Air France sur ses plates-bandes à domicile, la compagnie anglaise low-cost affiche un premier bilan satisfaisant qui conforte son choix de faire de Toulouse l’une de ses bases en France.

La guerre des chiffres aura-t-elle lieu entre Air France et Easyjet ? Non pas que l’arrivée de la compagnie anglaise low-cost soit récente –le premier vol date de 2003 – mais parce que Easyjet tente de ravir des parts de marché à son principal concurrent français. En effet, il y a six mois, à quelques jours d’intervalle, les deux compagnies étaient passées à l’offensive. Avec le lancement de bases régionales (Toulouse, Marseille et Nice), Air France avait mis en place une véritable stratégie de (re)conquête en débarquant ses onze avions, 350 personnels navigants et 14 nouvelles destinations. De son côté, les Anglais n’étaient pas restés les bras croisés et avaient dépêché à Blagnac un A319, six équipes (36 personnes au total) et 6 nouvelles lignes.

« La France offre une fabuleuse opportunité, » s’est félicité Mike Campbell, directeur Europe d’Easyjet venu dans la Ville rose présenter le premier bilan. La compagnie assure avoir transporté 1,4 million de passagers en 2011 depuis Toulouse, dont 140.000 depuis l’ouverture des six nouvelles lignes. Avec près de 21 vols opérés par jour pour 16 destinations, Easyjet se classe comme la deuxième compagnie de l’aéroport de Toulouse-Blagnac avec 21% de parts de marché. « Nous assurons les premiers vols de la journée à destination de Paris et de Genève. Aussi, la part des voyageurs d’affaires est de l’ordre de 28% », souligne François Bacchetta, directeur général d’Easyjet en France, qui ajoute que le taux de remplissage de la flotte avoisine les 86%.

A compter du 27 novembre, la compagnie lance une nouvelle offre gratuite : l’affectation des numéros de siège au moment de la réservation. Après un test sur plus de 800.000 passagers, ce service sera donc généralisé sur l’ensemble de la flotte. Néanmoins, ceux et celles qui veulent choisir leur siège, devront mettre la main au portefeuille : 15 euros, l’espace supplémentaire pour les jambes ; 10 euros, les sièges situés à l’avant.
Audrey Sommazi

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