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18/05/2012

Les compagnies Low-cost s'étendent encore plus...

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La succession d'annonces est passée relativement inaperçue. Et pourtant, les compagnies low-cost, si chères aux voyageurs désargentés, mènent depuis quelques mois une véritable offensive sur les aéroports de la Grande Région.

Le dernier atterrissage en date est sans doute le plus spectaculaire. Longtemps, l'État luxembourgeois a clamé qu'il ne voulait pas de compagnie à bas coûts sur son territoire. Histoire de protéger la compagnie nationale Luxair dont il est l'actionnaire principal. Las. L'aéroport du Findel vient d'ouvrir une brèche. Dès le 29 octobre, EasyJet se posera au Luxembourg pour desservir Londres-Gatwick quatre fois par semaine. Soit carrément en concurrence frontale avec Luxair (Londres-City), British Airways (Heathrow) et CityJet, filiale d'Air France (Heathrow).

Sachant que la compagnie aux avions orange vif n'a rien d'une amatrice (55 millions de passagers transportés en 2011, sur 600 lignes et dans 29 pays), et encore moins d'une philanthrope, on peut imaginer qu'elle a fait le plus dur en mettant une aile au Findel et qu'elle devrait peu à peu y étendre son offre.

La nouvelle fait suite à l'arrivée, dans le ciel de l'Est de la France, d'une toute nouvelle compagnie espagnole : Volotea. Si elle desservira Nantes depuis l'aéroport de Metz-Nancy-Lorraine (lire ci-contre), elle s'est positionnée sur un créneau plus exotique (Ibiza et Palma de Majorque) au départ de Strasbourg-Entzheim cet été. L'aéroport alsacien accueille aussi depuis début avril l'autre compagnie à bas coût espagnole, Vueling (12,3 millions de passagers en 2011), pour trois rotations hebdomadaires sur Barcelone, à partir de 39,99 euros. Sans oublier Aigle Azur qui ouvre une ligne à bas prix sur Alger.


Attention fragile

Plus à l'Ouest, Reims-Vatry offre sa piste à l'Irlandais Ryanair. Après Stockholm, le leader du secteur s'apprête à ouvrir des routes vers Marseille et Porto. Alors que depuis le 30 mars, la compagnie belge Jetairfly propose des rotations régulières sur Nice.

Autant de nouveautés qui marquent le démarrage d'une nouvelle ère. Jusque-là, pour monter dans un low-cost, le Lorrain devait passer la frontière. Pour aller à Sarrebruck ou Zweibrücken (près de Bitche), par exemple, qui s'appuient sur l'offre d'Air Berlin. Ou plutôt dans les aéroports plus lointains de Francfort-Hahn, Mulhouse-Bâle ou Karlsruhe-Baden-Baden, où l'offre est pléthorique. Une nouveauté d'une logique implacable pour les spécialistes. «Les compagnies low-cost ont déjà bien quadrillé les marchés italiens, espagnols et britanniques. C'est au tour de la France, qui avait pris beaucoup de retard en la matière. Et si le phénomène est encore plus marqué dans l'Est, c'est que nous étions encore plus à la traîne. Il y a notamment un marché à prendre sur les grandes diagonales, mal desservies par le TGV», analyse Thomas Dubus, directeur de l'aéroport de Strasbourg.

Une offensive qui tire les prix du marché aérien vers le bas : «Air France a revu sa politique tarifaire et propose d'ores et déjà chez nous des vols domestiques à partir de 50 euros et européens sur Rome ou Vienne pour 70 euros», assure le responsable alsacien. Une bonne nouvelle, même s'il faut se méfier du caractère volatile des compagnies low-cost, très promptes à fermer leurs lignes dès que le remplissage descend en dessous de 80 %. C'est le revers de la médaille d'un modèle économique très fragile…

Source : Quotidien du tourisme

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