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14/01/2010

Aéroport Bâle-Mulhouse table sur un rebond du trafic en 2010...

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CHUTE DU TRAFIC.- L’EuroAirport n’a pas été épargné par la crise. L’aéroport binational a enregistré, en 2009, une baisse de 9,6 % de son trafic qui s’établit à 3,85 millions de passagers. Le nombre d’atterrissages et décollages (56 200) est en recul de 7,6%.

 

Toutes les compagnies avaient réduit leur offre de sièges en raison du contexte général. À commencer par easyJet, la première compagnie à l’EuroAirport avec plus de 40 % de part de marché. En lançant deux vols quotidiens vers Amsterdam, Air France a réussi à compenser en grande partie la baisse du trafic sur la ligne de Paris. La concurrence du TGV Est a relégué Paris au deuxième rang des destinations derrière Londres (voir Repères)

 

SORTIE DE CRISE ?.- Les deux derniers mois de l’année 2009 ont été marqués par le retour à une légère croissance. « Mais la sortie de crise n’est pas assurée », estime Jean-Pierre Gallo, président du conseil d’administration, absent de la conférence de presse pour raison de santé, et dont le message a été lu par Vincent Devauchelle, directeur adjoint. « Les perspectives sont maussades à court terme mais demeurent favorables à long terme ». Un avis partagé par Eduard Belser, le vice-président suisse, qui a souligné la stabilisation en fin d’année du fret aérien, un indicateur en forte baisse (-20 %) en 2009.

 

Le pôle de maintenance aéronautique, troisième pilier de l’EuroAirport, est également touché par la crise. Du moins la compagnie Jet Aviation, le fabricant de palaces volants et premier employeur sur la plate-forme a supprimé 200 emplois permanents et 200 postes d’intérimaires. Malgré cela, le nombre des emplois est resté stable à 6 500.

 

DIX NOUVELLES DESTINATIONS.- Jürg Rämi, le directeur de l’EuroAirport, mise sur une croissance de 5 % du trafic en 2010 qui permettrait de repasser la barre psychologique des 4 millions de passagers. Ce petit rebond devrait intervenir grâce à l’arrivée d’un cinquième Airbus d’easyJet annoncé pour fin juin. La compagnie britannique à bas prix va desservir quatre nouvelles destinations (Ajaccio, Nantes, Split et Thessanolique) qui compenseront le départ de Ryanair. Six autres ouvertures de lignes sont programmées : Venise et le lac Balaton en Hongrie avec Danube Wings, Tel Aviv avec Israir, Catania et Ibiza avec Air Berlin, la deuxième compagnie allemande qui va baser un deuxième Airbus à l’EuroAirport, et Oran en Algérie avec Aigle Azur.

 

« Le gel des tarifs des taxes et redevances des compagnies instauré l’an dernier sera reconduit cette année», a annoncé Jürg Rämi

 

DES PROJETS EN L’AIR. — « Le raccordement ferroviaire demeure notre principal objectif», a rappelé Eduard Belser pour qui ce vieux projet, qui avance très lentement, devrait être réalisé « durant la décennie en cours ». La déviation de 7 km de la ligne existante -dont le tracé a été arrêté- et la gare semi-enterrée devant l’aérogare représentent un investissement de 180 millions d’euros.

 

Autre projet en souffrance : la construction d’un complexe hôtelier de 200 chambres se heurte à un verrou administratif du côté de la ville de Saint-Louis.

 

Eduard Belser s’est félicité de la réduction de l’endettement de l’EuroAirport qui devrait tomber sous les 100 millions d’euros,

Il reste un dossier épineux : « l a clarification des bases légales des entreprises suisses » implantées à l’EuroAirport Selon l’usage depuis 60 ans, ces entreprises sont régies par le droit du travail suisse et soumis à l’imposition en Suisse bien qu’elle soient implantées sur le territoire français.

 

 

Source : Alsace.fr

 

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