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07/08/2009

Le nuage de Ryanair sur les aéroports régionaux

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Les aéroports régionaux qui ont beaucoup misé, pour leur développement, sur Ryanair, s’interrogent. Michael O’Leary, le patron de la compagnie irlandaise à bas coût, a annoncé pour cet hiver, une diminution de 40 % de ses vols à destination de Stansted, à l’est de Londres, et de 20 % pour ceux vers Dublin. Cette réduction pourrait entraîner la suppression de lignes au départ du Languedoc-Roussillon et de l’Aveyron.

Les habitués des capitales britannique et irlandaise qui s’envolent de Rodez, Carcassonne, Montpellier et Perpignan, devront peut-être changer leurs habitudes. Pourtant, ces lignes fonctionnent bien et les taux de fréquentation sont stables. Ainsi, selon la CCI de Carcassonne, 134 806 passagers ont décollé de l’aéroport audois vers Londres Stansted en 2008. De même, pour

l’aéroport de Montpellier, « les taux de remplissage sont bons » pour cette destination, avec cet été, trois vols par semaine vers Londres.

Cette décision, le patron de Ryanair l’explique par une augmentation des charges sur ces deux aéroports. Le gouvernement britannique augmentera dès novembre la taxe touristique de 10 à 11 livres sterling, soit 12,87 € par passager, ce à quoi il faut ajouter les charges des aéroports qui, elles aussi sont revues à la hausse, avec 15 livres par passager pour Londres Stansted. Ryanair a du mal à digérer l’addition et affirme que ces deux aéroports sont devenus les plus chers d’Europe.

Avec la diminution des rotations hivernales vers ses deux plateformes, la base londonienne de Stansted qui accueille l’été quarante appareils de la compagnie Ryanair, verra sa flotte réduite à vingt-quatre Boeing et devrait perdre 2,5 millions de passagers entre octobre 2009 et mars 2010. A Dublin, la flotte passerait de dix-huit appareils à quatorze.

Toutefois si dans les deux cas la compagnie a incriminé les taxes, les analystes anglo-saxons pensent que la vraie raison est la récession. D’ailleurs, la compagnie low-cost avait récemment engagé les négociations avec Boeing et Airbus pour acheter jusqu'à trois cent appareils. Mais le vice-directeur général de Ryanair, Michael Cawley n’est plus pressé de passer commande et a indiqué que celle-ci pourrait être ramenée à cent appareils.

Les usagers sont invités à patienter jusqu’à début septembre pour connaître les éventuelles suppressions de lignes, d’autant plus que cette annonce est perçue comme un moyen de pression du redoutable O’Leary, prêt à tout pour faire parler de sa compagnie et faire baisser les charges.

Source : Midi Libre

7 Aout 2009

11:45 Publié dans Ryanair | Lien permanent | Commentaires (0)

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