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16/06/2009

La crise est les Low-cost sont distinctes, la crise et les Traditionnelles sont conjointes...

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Les compagnies aériennes cherchent un remède à la crise. Cette dernière se traduit partout par une chute importante du fret et une baisse des trafics passagers. Air France-KLM a ainsi vu son activité cargo chuter de 20% sur les trois premiers mois de l’année tandis que son trafic passagers a baissé de 6%. La compagnie franco-néerlandaise a également vu son chiffre d’affaires baisser de 12% en 2008 et a publié une perte nette de 814 millions d’euros. De son côté, British Airways a vu son trafic passagers et son activité cargo diminuer respectivement de 7,3% et de 9,5% en mai.

Face à elles, les compagnies low-costs affichent une santé quasi insolente bien que les intéressées avouent se serrer la ceinture. Ryanair a transporté 9% de passagers de plus en mai 2009 par rapport à mai 2008. La compagnie a annoncé les premières pertes de son histoire mais elles sont essentiellement dues à la dépréciation de sa participation dans Aer Lingus. De son côté, easyJet prévoit un exercice 2008-2009 « positif à taux de change et prix du carburant constants ».

Du coup, des analystes prévoient déjà un changement de modèle économique du secteur. «La crise économique remet en question les services des compagnies traditionnelles, explique Didier Bréchemier, consultant chez Roland Berger. Les grandes compagnies perdent de plus en plus d’argent sur les vols court-courriers qui sont pour elles des vols d’apport servant à alimenter leurs hubs et leurs vols long-courriers.» Air France a initié le mouvement en mettant en place en avril un partenariat avec la compagnie brésilienne Gol. easyJet et Emirates réfléchissent également à un tel partenariat sur l’aéroport de Malpensa à Milan où la Compagnie du Golfe est la seule à proposer des vols long-courriers aux côtés d’Alitalia. La compagnie low-cost britannique avait également étudié une collaboration avec Virgin Atlantic sur l’aéroport de Gatwick.

Rien ne s’oppose à ce qu’une telle alliance se fasse un jour entre Air France-KLM et une compagnie low-cost implantée à Roissy-Charles-de-Gaulle… Et il n’y en a qu’une. Chez easyJet, on explique que le sujet n’est pas d’actualité mais mérite réflexion. «Nous sommes spécialistes du court-courrier, explique Thomas Meister, porte-parole d’easyJet. Les grandes compagnies sont spécialistes du long-courrier. Chacun va vers son cœur de métier et il ne serait pas étonnant qu’un jour de nouvelles alliances voient le jour.»

Pour l’heure, les transporteurs pensent plutôt à réduire la voilure. À chaque fois, la formule est la même : réduction du nombre de vols pour maintenir les taux d’occupation des avions, réduction des effectifs pour gagner en productivité et lancement de promotions agressives pour attirer des clients.

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