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09/03/2009

Easyjet reste attentive à la situation économique

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EasyJet poursuit la percée entamée en 2005 dans le Sud-Ouest. François Bacchetta, directeur pour la France de la compagnie britannique à bas coût, vient de confirmer à Bordeaux l'ouverture de deux nouvelles lignes desservant la Gironde : à partir du 2 juin, l'aéroport de Mérignac sera relié trois fois par semaine à Liverpool, et deux fois par semaine à Bâle-Mulhouse, où le transporteur anglais se fait un malin plaisir de prendre la relève d'Air France, qui avait jeté l'éponge.

EasyJet complète ainsi dans la région un menu qui commence à être copieux. La compagnie assure ainsi la liaison Biarritz-Roissy, où elle s'est également substituée à Air France. Elle dessert toute l'année Genève et Lyon à partir de Mérignac, où elle a crevé l'an dernier le plafond des 300 000 passagers. À ces lignes permanentes, il faut ajouter des liaisons saisonnières à destination de La Rochelle (Bristol, Londres), Mérignac (Bristol) et Biarritz (Lyon, Bristol, Londres).

Ces créations traduisent l'humeur offensive de la compagnie, qui, dans un univers aérien passablement déprimé par la flambée du kérosène, puis par la crise, a augmenté son trafic de quelque 17 % lors de l'exercice clos fin septembre 2008.

Les recettes de ce succès sont connues : la compagnie fait tourner au maximum des avions récents, peu exigeants en maintenance, et où les passagers sont particulièrement tassés. Elle pratique une politique tarifaire alléchante, dans le cadre de laquelle 15 % des places peuvent être obtenues longtemps à l'avance à des prix très bas (23, 50 ? l'aller simple sur Bordeaux-Liverpool), les tarifs grimpant ensuite au fur et à mesure qu'on se rapproche du vol. Elle obtient de ce fait un taux de remplissage moyen de plus de 80 %, qui lui permet d'amortir au mieux ses frais fixes.

Un réseau de 100 aéroports

Et elle fait preuve d'une imagination foisonnante pour obtenir des recettes supplémentaires : tous les bagages en soute sont payants, ainsi que les consommations. Et le voyageur qui veut éviter de poireauter trop longtemps à l'enregistrement est invité à s'acquitter d'une obole supplémentaire baptisée « speedy booking » (enregistrement rapide). Cette stratégie a permis à la compagnie de développer intensément un réseau qui compte aujourd'hui plus de 100 aéroports.

Elle n'immunise cependant pas totalement l'entreprise contre les aléas économiques. C'est ainsi que le résultat de l'exercice 2008-2009, plombé par le coût du kérosène, a baissé de près de moitié (de 152 à 83 millions de livres), et qu'il aurait encore plus chuté sans les nouvelles facturations de services supplémentaires aux passagers.

Par ailleurs, l'entreprise est touchée par la chute générale du trafic aérien, qui s'observe depuis le début de l'année. Ainsi, en février 2009, EasyJet a subi une baisse de trafic de - 6,8 % par rapport au mois de février 2008. Une première dans son histoire. Cette dégradation est liée entre autres à la violence du coup de tabac qui secoue l'économie britannique. La sensible chute du trafic observée depuis novembre dernier entre Bordeaux et Londres-Luton en est un exemple parmi d'autres.

Création d'un terminal

François Bacchetta souligne que, pour compenser cette déprime britannique, EasyJet pourrait s'efforcer de développer un réseau continental déjà très étoffé. Il applaudit à la prochaine création par l'aéroport girondin d'un terminal spécifiquement destiné aux vols à bas coût, et qui permettra de diminuer le prix des redevances imputées aux voyageurs. Une bonne raison de créer à plus ou moins long terme de nouvelles lignes vers l'Italie ou ailleurs.

Source: SudOuest.com
Lundi 9 Mars 2009

19:50 Publié dans Easyjet | Lien permanent | Commentaires (0)

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